lundi 21 février 2011

samedi 19 février 2011

Une ville libre en Libye : d'Ajdabiya...



(censurée)


Remise de la vidéo le 31/01/2016





"Ajdabiya est une ville libre! C'est en tous cas ce qu'affirme un témoin sur place que nous avons joint par téléphone. Les soldats auraient pris la fuite et la ville serait désormais sous le contrôle des manifestants. Ajdabiya est située au nord de la Libye, à environ 150 kilomètres de Benghazi. Cet homme raconte ce qu'il s'y passe depuis plusieurs jours."


 Source Euronews.




ALGERIE - LA MARCHE REPRIMEE DU 19 FEVRIER



(censurée)

Remise de la vidéo le 31/01/2016





mardi 15 février 2011

Des installations de la CIA en Tunisie ?


Traduit de l’anglais par Claire Ulrich (Global Voices en Français)




Depuis sa cellule de prison à Bizerte (65km au nord de Tunis), le détenu tunisien Ramzi Bettibi a réussi à faire sortir une lettre très inquiétante qui est parvenue jusqu’à Internet (traduite en français). Ramzi purge une peine de quatre ans de prison à Bizerte pour avoir copié sur un forum Internet qu’il modérait le communiqué d’un groupe menaçant le pays d’attentats terroristes si l’ex-Premier Ministre israélien Ariel Sharon assistait au Sommet Mondial de l’Information qui s’est tenu en Tunisie en 2005. Ramzi Bettibi a été arrêté le 15 Mars 2005 dans le café Internet où il travaillait. En prison, il est fréquemment soumis à la torture, moyen par lequel les autorités tentent de le faire collaborer avec les services de sécurité de l’état. “Bettibi devrait être libéré car le gouvernement n’a jamais prouvé qu’il avait des intentions criminelles ou qu’il incitait à la violence” a dit Sara Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Human Rights Watch dans un communiqué publié l’an dernier. “Dans ces conditions, couper et coller un texte sur Internet ne devrait pas être considéré comme un délit” a-t-elle ajouté.

Dans sa lettre, Ramzi décrit une prison secrète près de la ville de Bizerte, où il a été interrogé par la CIA et des agents parlant français sur ses liens supposés avec des groupes irakiens djihadistes et sur ses activités sur internet. Selon la lettre, les prisonniers sont interrogés et détenus dans des containeurs dans un lieu secret, à quinze minutes en voiture de Bizerte.

Depuis la fermeture des prisons secrètes de la CIA en Pologne et Roumanie, suite aux révélations du Washington Post et d’autres médias, des rumeurs ont circulé selon lesquelles les prisonniers auraient été transférés dans d’autres prisons de la CIA quelque part en Afrique du Nord. Mais cette lettre d’un témoin oculaire (même si personne ne peut confirmer ou infirmer que Ramzi Bettibi est l’auteur de cette lettre), semble offrir la première “preuve” concrète de l’existence de ces installations en Tunisie. Elle décrit aussi la localisation possible de la prison et les identités de certains prisonniers qui sont interrogés et détenus clandestinement. De façon surprenante, la lettre a été écrite le 9 juin 2007, seulement un jour après la publication du second rapport sur les “détentions secrètes et transferts illégaux de détenus impliquant des membres du conseil de l’Europe”, adopté par le comité du Conseil de l’Europe sur les affaires juridiques et les droits de l’Homme.





Selon un rapport précédent, publié par le International Association for the Support of Political Prisoners (AISPP), Ramzi Bettibi a entamé une nouvelle grève de la faim le 18 janvier 2007 pour protester contre les mauvais traitements et abus subis en prison. Dans un communiqué publié sur Internet le 12 mars 2007, le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) a décrit la façon dont il a été torturé.
 




Source nawaat.org/ ICI

C'était un article daté de 2007



envoyé par daily-censorship-. (censuré)



Mise à jour le 4 Avril 2013:






dimanche 13 février 2011

Protestations contre le communiqué de l'armée égyptienne...




Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes a souligné, dans son communiqué, qu'il respectait tous les traités et accords régionaux et internationaux. Dans ce communiqué, diffusé, par la télévision, l'armée a précisé que le gouvernement militaire continuerait à gérer le pays, jusqu'à la formation du nouveau gouvernement. 

Mahmoud Al-Khadhiri, qui parlait à l'antenne d'Al-Alam, a martelé : «C'est le droit du peuple égyptien de s'opposer au gouvernement actuel qui est désigné par le dictateur déchu». Ce juriste égyptien a estimé que l'engagement souligné par le Conseil suprême des forces armées envers les traités et les accords régionaux et internationaux a pour but de rassurer les étrangers et de se dérober à leurs pressions. 

De l'avis d'Al-Khadhiri, un gouvernement élu et permanent du peuple doit décider du sort des accords, et ni ce conseil militaire, ni le gouvernement provisoire, ne peuvent décider, à ce propos. 

L'ancien député des «Frères musulmans», tout en critiquant, vivement, le communiqué du Conseil militaire, a souligné que le gouvernement actuel était dépourvu de toute légitimité. 

Ali Fath-Al-Bab, qui parlait à l'antenne d'Al-Alam, a indiqué que la décision du Conseil suprême des forces armées témoigne d’une sorte de dérobade de ce conseil vis-à-vis de la réalisation des exigences du peuple. 


Source french.irib.ir/ ICI




La Révolution en Egypte ne fait que commencer...



Meyssan - La Révolution en Egypte ne fait que commencer
envoyé par TheAnarchy322


Pour Thierry Meyssan, la Révolution engagée par le peuple égyptien n'est qu'à son début avec le départ du Président Moubarak.


Source site de Thierry Meyssan :

http://www.voltairenet.org/fr



Concernant la prison la prison d'Abou Zaabal... Et une information sur un plan pour faire face aux manifestations populaires contre le régime de Moubarak...




(Censurée)
envoyé par daily-censorship-.  le 07/02/11


La vidéo censurée en question:





  • Egypte: Le jeu du régime dévoilé dans un document secret de quelques lignes  
sur  www.alterinfo.net/ ICI


Les autres infos citées dans l'article:





Les Egyptiens Ont - Ils Crié Victoire Trop Vite ? L’Egypte Risque De S’Enfoncer Dans Une Dictature Militaire A la Pakistanaise

 

 

Moubarak est parti Sheikh Al Tortionnaire, Souleiman, et la Dictature Militaire de Tantawi inféodé à Washington /Tel Aviv contre attaquent aidé par une cohorte de communicants/propagandistes. Les militants eux jurent de continuer à manifester. 

 

Source www.planetenonviolence.org/ ICI

Trahissant la nation égyptienne pour préserver ses privilèges l’armée félonne dirigée par le Conseil Supérieur Militaire avec à sa tête Tantawi proche du Pentagone a activé le Plan B de contre insurrection n’ayant aucune intention de transférer le pouvoir politique aux civils. Si le peuple égyptien se laisse manipuler la répression sera d’autant plus féroce que cette dictature militaire aux abois est soutenue et armée par Washington/Tel Aviv et leurs cohortes de communicants.

La campagne de désinformation bat son plein dans les pays occidentaux où on voudrait faire croire à l’opinion publique que le départ de Moubarak a mis fin aux manifestations du peuple égyptien et qu’une « transition pacifique vers un régime démocratique » est en marche.

C’est de la désinformation pure concoctée par toute une horde de communicants au service de la dictature militaire égyptienne corrompue et félonne aidée en cela par ses donneurs d’ordre de Washington/Tel Aviv et leurs laquais européens.

Le peuple égyptien a fêté la chute de la dictature Moubarak trop vite

Moubarak est retourné là où il séjourne la plupart du temps depuis ces 5 dernières années dans sa résidence de Sharm El Sheikh. L’homme qui a gouverné l’Egypte en coulisse pendant toute cette période c’est celui que Moubarak a récemment nommé vice président pour formaliser un état de fait, Sheikh al Tortionnaire comme il est appelé en Egypte, Omar Souleiman, l’homme de paille de la CIA/Mossad.

Mais Souleiman - qui a récemment déclaré que le peuple égyptien n’était pas mûr pour la démocratie - n’est pas particulièrement apprécié des Egyptiens qui connaissent son rôle crucial dans le système tortionnaire de la dictature Moubarak. Ce dernier avant de s’éclipser du devant de la scène politique nationale et internationale a donc pris soin de transférer le pouvoir à l’armée plus précisément au Conseil Supérieur Militaire. Dans ce Conseil siège outre Sheihk al Tortionnaire, Souleiman, des officiers de l’armée à la retraite tous triés sur le volet par Moubarak après accord de la CIA.

Ce Conseil Supérieur Militaire est dirigé par Mohamed Hussein Tantawi devenu ministre de la défense puis commandant en chef des forces armées égyptiennes en 1991. Il a été promu au rang de vice premier ministre lors des récentes manifestations mais a conservé son poste de ministre de la défense.

Si le « coup » - comme le qualifie le très bien informé New York Times réussit - Tantawi pourrait se retrouver président de l’Egypte.

Tantawi est proche de Robert Gates le ministre de la défense US. Si proche que depuis le début des manifestations Tantawi s’est entretenu 5 fois directement avec Gates la dernière fois n’étant autre que jeudi soir. Le Pentagone n’a rien voulu dévoilé de ces discussions entre les deux hommes. L’armée égyptienne est liée au Pentagone par une aide militaire qui se chiffre à 1 milliard de $ par an soit l’aide la plus importante après celle accordée au régime sioniste. Gates a félicité l’armée égyptienne pour son rôle stabilisateur pendant les manifestations affirmant que celle-ci avait «apporté sa contribution à l’évolution de la démocratie ». Mais dans le privé les responsables militaires US qualifient Tantawi de quelqu’un qui est « récalcitrant au changement » et peu enclin à soutenir la « lutte contre le terrorisme » le nouveau cri de guerre et de ralliement des administrations américaines.

Tantawi 75 ans militaire de carrière a participé à trois guerres contre Israël celle de 1956 et celles de 1967 et 1973 et serait selon les Américains prêt à préserver la paix avec Israël. D’ailleurs à peine le pouvoir politique transféré à ce Conseil Supérieur Militaire sous direction Tantawi ce dernier dans un communiqué s’est empressé de dire que les accords internationaux seraient respectés au grand soulagement d’Israël qui s’est dit publiquement rassuré.

Mais la « résistance au changement » d’après Washington est surtout liée au fait que Tantawi et sa cohorte de cronies défendent d’abord et avant tout leurs intérêts personnels depuis les accords de Camp David entre Israël et l’Egypte et ce depuis 30ans. Tantawi s’oppose à des réformes économiques et politiques qui iraient à l’encontre de la main mise du pouvoir central militaire sur les richesses du pays.

Placer sous la direction de Tantawi la « transition démocratique » en Egypte n’est donc qu’une simple manœuvre pour briser la Révolution avant la phase finale du « coup » : Tantawi président, Washington s’en accommodant pour préserver ses intérêts au Moyen Orient et assurer la sécurité d’Israël.

Des opposants toujours résolus à manifester pour obtenir gain de cause

Bien qu’ayant annoncé son intention de transférer le pouvoir politique aux civils l’armée est restée très vague sur la feuille de route permettant ce transfert. En fait l’armée dirigée par Tantawi - sous prétexte de concrétiser cette transition - a l’intention de dissoudre le cabinet ministériel et les deux chambres du Parlement égyptien et s’octroyer tous les pouvoirs.

Les opposants à la dictature Moubarak Souleiman Tantawi ont demandé la libération des prisonniers politiques ainsi que la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 30 ans. Ils ont affirmé que les manifestations continueront jusqu’à ce que l’armée cède le pouvoir à un gouvernement dirigé par des civils. Le parti politique d’opposition le plus important des Frères Musulmans a lui aussi appuyé cette demande qu’un gouvernement civil dirige le pays jusqu’à l’organisation d’élections libres non truquées et la rédaction d’une Constitution garantissant la liberté et les droits de l’homme. Le mouvement des Jeunes du 6 Avril a également réclamé la formation d’un conseil présidentiel dirigé par des civils pour gouverner le pays pendant la période de transition.

Si les Egyptiens ont réussi à faire partir Moubarak… jusqu’à Sharm El Sheikh où il pourra couler des jours paisibles dans le luxe de milliards accumulés en 30 ans de dictature sans être inquiété pour tous les crimes commis contre son propre peuple et le peuple palestinien de Gaza dont il a soutenu activement le siège illégal - ils n’ont pour le moment pas réussi à faire tomber le système militaire dictatorial.

Le Départ de Moubarak doit donc être vu comme le début d’un long processus de libération et non sa fin. Les Egyptiens doivent s’assurer qu’ils vont rapidement bénéficier d’une direction politique civile et non militaire comme c’est actuellement le cas sous peine de voir l’Egypte se « Pakistaniser » avec une dictature militaire financée et servant des intérêts étrangers au détriment des intérêts nationaux et régionaux car l’Egypte est également un poids lourd dans la politique régionale et dans celle du Monde Arabe dont elle avait été sous Nasser le digne porte drapeau. 



Source www.planetenonviolence.org/ ICI



mercredi 9 février 2011

Assez de brandir l'épouvantail islamiste par N. Chahal



(censurée)
Assez de brandir l'épouvantail islamiste par N. Chahal
envoyé par daily-censorship-


Remise de la vidéo le 03/02/2016:




Descriptif d'origine de la vidéo: Sociologue, chroniqueuse au quotidien arabe Al-Hayat, Nahla Chahal revient dans cet entretien sur OummaTV sur les derniers événements politiques en Égypte et estime que Moubarak n'est plus le décideur de ce pays. Selon cette spécialiste du monde arabe, les futurs changements politiques en Égypte vont rendre plus difficiles les relations avec Israël. Quant à la menace islamiste brandie par l'occident, Nahla Chahal exprime son raz- le-bol à ce sujet et refuse toute vision monolithique de l'islam politique qui a accepté les règles du jeu démocratique en citant notamment l'exemple tunisien. 






mardi 8 février 2011

Les occidentaux pris au piège de leurs contradictions...



(censurée)
Les occidentaux pris au piège de leurs contradictions...
envoyé par daily-censorship-





Egypte : Les occidentaux pris au piège de leurs contradictions 
par Thierry Meyssan 
Source: SAHAR 1 08.02.2011



Remise de la vidéo le 03/02/2016:



Soulèvements populaires de Tunisie et d'Egypte....



(CENSURÉE)
Soulèvements populaires de Tunisie et d'Egypte
envoyé par daily-censorship-



Par Baudouin Deckers Source IRIB-Radio Francophone Iranienne 
http://french.irib.ir 07.02.2011


Remise de la vidéo le 04/02/2016:


 

Égypte : Une Armée DU Peuple Ou CONTRE Le Peuple Et Aux Ordres De Washington /Tel Aviv ? COUP MILITAIRE EN PREPARATION ? Le Peuple Egyptien Toujours Aussi Déterminé.

 

 

 Alors qu’en Tunisie l’armée s’est rangée du côté du peuple, en Egypte l’armée formée par le Pentagone/Israël soutient la dictature Moubarak/Souleiman. De plus elle est l’un des principaux employeurs s’enrichissant en exploitant la misère des Égyptiens. Confrontée à une Révolution populaire qui dure pour sauver SON pouvoir et SES intérêts économiques elle prépare un COUP « soft » ou sanglant selon la Résistance populaire rencontrée. 

 

Article de www.planetenonviolence.org/ ICI



Les médias occidentaux à la solde des américano sionistes voudraient nous faire croire que tout est entrain de rentrer dans l’ordre en Égypte que le vice président tortionnaire Souleiman a entamé des discussions avec « l’opposition » inclus les Frères Musulmans et que « la transition » autrement dit la passation de pouvoir devrait se faire de façon «ordonnée» que l’armée est «neutre» exerce la plus grande « retenue » ….Tout ceci pour gagner du temps en comptant sur le pourrissement du mouvement révolutionnaire et en activant la procédure « diviser pour mieux régner » en préparation d’un « coup ».

L’armée égyptienne n’a jamais été «neutre» elle est du côté du pouvoir plus précisément au pouvoir. Moubarak le dictateur est un ancien militaire de même que son tortionnaire de vice président, Omar Souleiman. Ce dernier aurait paraît-il refuser de prendre la présidence par intérim en réponse à une demande de « l’opposition » tandis que Moubarak quitterait bien le pouvoir dit-il mais qu’il ne peut pas parce qu’il craint que l’Egypte ne sombre dans le chaos. Tout ceci fait partie d’un scénario de propagande classique des régimes militaires dictatoriaux. 

L’Armée Égyptienne n’est pas une armée DU peuple mais une armée qui exploite le peuple

Bien que constituée de conscrits les officiers sont eux issus des élites et ce sont eux qui en fait dirigent le pays. L’armée égyptienne est un véritable complexe militaro industriel allant de la commercialisation d’eau minérale en passant par les boîtes de conserves remplies d’aliments produits par des fermes travaillant exclusivement pour elle. L’armée est présente dans tous les secteurs industriels et commerciaux en Égypte dont le tourisme et les produits de beauté.

Actuellement l’armée égyptienne compte ½ million de personnel en service et comme le seul ennemi, Israël, aidé du « parrain » américain a acheté la dictature Moubarak l’armée n’a plus de cible militaire pouvant justifier les milliards reçus de Big Brother - 1.3 milliard annuel avec une promesse ces derniers jours de continuer les subventions avec la bénédiction des Sionistes - pour moderniser son armement. Une grande partie de la production d’armes et équipement militaire se fait d’ailleurs en Égypte ce qui permet à l’armée d’être en grande partie autosuffisante cela vaut aussi pour son approvisionnement alimentaire.

L’armée est l’un des principaux employeurs en Égypte ayant à sa disposition une immense réserve de main d’œuvre misérable extrêmement bon marché. Les Égyptiens pauvres sont forcés d’intégrer l’armée - ceux qui le peuvent paient pour ne pas la faire - et une fois déchargés de leur service militaire obligatoire vont travailler pour des salaires de misère dans ce vaste complexe militaro industriel géré par les élites de l’armée. En intégrant ce complexe ils ne paient aucun impôt pas de licence et les profits de leur travail vont directement remplir les coffres de l’armée pour acheter ce qu’elle veut sans avoir de compte à rendre à la nation. Ainsi les salaires des officiers sont -ils très élevés non taxés et de plus ils bénéficient d’avantages en nature tels des logements de qualité.

L’armée est aussi particulièrement bien implantée dans l’industrie automobile ayant passé des accords avec des multinationales dont Chrysler et Hyundai et d’autres. D’autres usines fabriquent des éléments de cuisine. Les conscrits n’ayant pas grand-chose à faire sont employés à l’installation de lignes téléphoniques et à paver les routes dans le cadre de projets gouvernementaux grassement subventionnés - des milliards de $ par an.

Dans ce contexte où l’armée à main mise sur le pouvoir politique et sur l’économie le secteur privé est largement désavantagé pour développer une économie solide et créer des emplois puisque leur principale rivale est subventionnée et bénéficie également des largesses de l’étranger.

L’armée égyptienne opère comme une Mafia ayant pris les rennes du pouvoir sous la dictature Moubarak depuis 30 ans un véritable désastre pour l’économie égyptienne sans parler du déni de démocratie le plus élémentaire.

De son côté l’armée égyptienne a donc besoin de se créer un nouvel ennemi pour sauver son emprise sur le pouvoir politique et ses intérêts économiques. A défaut d’un ennemi extérieur un ennemi intérieur fera l’affaire si possible « islamiste ».

L’Armée égyptienne une armée CONTRE le peuple à la solde des US et d’Israël

Tapie en embuscade l’armée égyptienne attend du renfort de son « Parrain » américain mais comme les manifestations continuent et que les « négociations » en cours ont peu de chance d’aboutir elle a déjà commencé à muscler ses interventions pour sauver SA dictature politique et économique.

Des arrestations arbitraires de défenseurs des droits de l’homme de journalistes et d’organisateurs de manifestations ont déjà démarré. Ces rafles et ces détentions arbitraires avec torture sont des pratiques courantes qui durent depuis 30 ans de la dictature militaire de Moubarak. Elles sont habituellement le fait de la police sous tutelle du ministère des affaires intérieures. Mais selon des témoignages l’armée est maintenant entrain de s’y livrer ce qui laisse à penser qu’elle prépare un sale « coup » visant à pourchasser et emprisonner tous les opposants.

L’armée égyptienne n’est d’ailleurs pas novice dans ce domaine. Elle a par le passé participer largement à la traque de ceux qu’elle définit comme étant des «menaces à la sécurité nationale« principalement les partis d’opposition avec une prédilection pour ceux qu’elle considère comme des « terroristes » ou «islamistes» pour utiliser le langage de ses bailleurs de fond et formateurs en guérillas urbaines : les Américains.

Alors même que le Pentagone nie qu’une intervention militaire US ait été envisagée pour sauver la dictature Moubarak/Souleiman des médias arabes rapportent que des navires de guerre US ainsi que 800 hommes de troupe font route vers l’Egypte. Le Pentagone affirme que c’est en prévision d’un éventuel rapatriement d’urgence de ces ressortissants en Egypte mais le département d’état a déjà depuis plusieurs jours invités les Américains à quitter l’Egypte. Un tel rapatriement d’urgence irait dans le sens d’un « coup » militaire en préparation.

D’autre part un porte avion américain prévu pour une mission au large des côtes africaines a reçu l’ordre de rester en Méditerranée. Des troupes américaines sont déjà stationnées dans la péninsule du Sinai en soutien à la force multinationale et aux observateurs déployés dans le cadre de l’accord de paix Egypte Israël.¨

Un article*** intitulé " Egypte : une armée formée et équipée par le Pentagone " de Manlio Dinucci publié le 04/02/2011 sur le site du Réseau Voltaire décrit les liens très étroits crées entre l’armée égyptienne et le Pentagone. Dans l’occupation militaire planétaire par les US, l’Egypte occupe une place de choix. Elle est rattachée au CentCom. Selon l’article :

«… L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Proche-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer les envois illicites d’armes aux extrémistes à Gaza, et pour empêcher que l’instabilité de Gaza ne se propage en Egypte et au-delà ». Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien…»

De plus, toujours selon cet article :

« …le thème de la dernière manœuvre Bright Star est significatif : « Des opérations militaires en terrain urbain »…. »

Quoique disent l’administration Obama les gouvernements européens suivistes et leurs médias serviles l’armée égyptienne forte justement du soutien du Pentagone attend le moment opportun pour réprimer la Révolution populaire par un COUP « soft » ou sanglant selon la Résistance populaire qu’elle rencontrera. Le soit disant refus de Souleiman de remplacer Moubarak rentre dans le cadre de ce plan là. Souleiman militaire de carrière avant d’être chef des renseignements et récemment nommé vice président est « l’un des leurs » : l’homme de l’armée égyptienne mais aussi du Pentagone/Israël.

Le peuple égyptien est toujours aussi déterminé à se libérer du joug de Pharaon Moubarak et de son tortionnaire Souleiman

Contrairement à la désinformation que propagent les médias occidentaux, les différents mouvements d’opposition restent unis et maintiennent toujours les mêmes revendications. La place Tahrir reste occupée par des dizaines de milliers de manifestants dans le centre du Caire. Dans d’autres villes les places centrales sont également occupées par le peuple en colère.

Les jeunes opposants égyptiens à l’origine de cette Révolution populaire ont formé une coalition et envisagent de créer leur propre parti pour défendre les acquis de la révolution et assumer politiquement leurs revendications qui restent inchangées Ils ont niés les informations circulant dans les médias occidentaux selon lesquelles un groupe représentant les jeunes avait rencontré le vice-président Omar Souleiman qui a dialogué dimanche avec certains groupes d'opposition.

"Quiconque négocie actuellement avec M. Souleiman ne représente pas les jeunes présents sur la place" Tahrir, ont-ils affirmé.

Ziad al-Oulaimi lors d'une conférence de presse a lu le communiqué de "la Direction unifiée des jeunes révolutionnaires en colère".

Dans ce communiqué les jeunes révolutionnaires réclament la levée immédiate de l'état d'urgence, la dissolution du Parlement, la formation d'un gouvernement d'union nationale pour assurer une transition pacifique du pouvoir et organiser une réforme constitutionnelle.

Les jeunes veulent aussi qu'une commission d'enquête soit formée sur "l'état de chaos de la semaine dernière, et les milliers de morts et de blessés".

Ils exigent que l'armée protège les manifestants contre "la violence des gangs de criminels appartenant à ce régime corrompu" et que l'approvisionnement en vivres et médicaments des manifestants sur la place Tahrir soit assuré.

Ils demandent également la libération de tous leurs camarades détenus (500 personnes), dont Wael Ghonim, cadre de Google, arrêté fin janvier et porté disparu depuis. Google a lancé mardi dernier un appel pour essayer de le retrouver. M. Ghonim est chef du marketing de Google au Moyen-Orient et en Afrique, selon sa page sur le réseau social pour professionnels LinkedIn.

La coalition regroupe des représentants du Mouvement du 6 avril, du Groupe pour la justice et la liberté, de la "Campagne du porte-à-porte", de la "Campagne populaire de soutien à ElBaradei", des jeunes des Frères musulmans et du Front démocratique.

Il semble malheureusement que ces jeunes n’aient pas compris que l’armée est partie prenante de cette dictature même si pour le moment elle reste dans l’ombre d’un gouvernement qui a commencé en interne sa campagne de propagande pour monter les Egyptiens les uns contre les autres comme le confirme un autre membre du comité, Islam Loutfi. Celui-ci a fait remarqué que les protestataires n'étaient pas à l'origine des difficultés récentes de la population, a accusé le gouvernement d'avoir fait fermer des activités économiques vitales afin de retourner la population contre les manifestants.

"Ce n'est pas la révolution qui a mis en place un couvre-feu, ordonné aux banques de fermer, ni cessé le transport de produits alimentaires entre les provinces", a-t-il dit.

La tactique qui consiste à rendre les manifestants responsables des difficultés rencontrées au quotidien par le peuple égyptien est typique des dictatures militaires.

Le soutien à l’étranger à la Révolution égyptienne doit s’intensifier si on ne veut pas assister à une reprise en main sanglante de la population et l’instauration d’une nouvelle dictature militaire tortionnaire l’une remplaçant l’autre.




Article de www.planetenonviolence.org/ ICI





Égypte et Tunisie - Critiques et points de vues de Montréal lors d'une émission populaire



(censurée)
Egypte - Tunisie - Critiques et points de vues de Montreal..
envoyé par daily-censorship-.
Emission "tout le monde en parle" de Montréal


Remise de la vidéo le 04/02/2016:




Critique: Lorsqu'on connait assez bien l'histoire du Monde arabe, les soulèvements des peuples qui le forment ne datent pas d'hier. Ce n'est pas une innovation, ils ont toujours essayé de faire comprendre aux pays qui s'ingèrent dans leur politique et économie que se sont aussi des humains et qu'ils ont des droits à faire respecter... D'ailleurs, si ces peuples n'avaient pas des marionnettes serviles à la botte d'autres pantins qui orientent leur politique "moderne et démocratique" pour le compte du lobby sioniste, ils n'en seraient pas encore à faire des révoltes populaires douloureuses...

Que dire...

Il y a là de la matière à réflexion pour ceux qui savent réfléchir. ;)



dimanche 6 février 2011

Parmi les évadés des prisonniers palestiniens de la bande de Gaza...


(censurée)


Vidéo datée et envoyée le 30 Janvier 2011

Vidéo remise le 03/02/2016


Pendant la révolte provoquée par les manifestations de masse à travers le pays, des milliers de prisonniers ont réussi à s'échapper des geôles égyptiennes.

Parmi ces prisonniers, des palestiniens de la bande de Gaza.

Un des évadés s'exprime sur la vidéo. Il est de retour à sa maison à Gaza, après avoir passé trois années dans une prison du Caire.




Polices abandon de poste - milliers de prisonniers libérés - prison d'Abou Zaabal...


(censurée)

Vidéo datée et envoyée le 1 février 2011

Remise de la vidéo le 04/02/2016:





Comme les policiers ont abandonné leur poste, des milliers de prisonniers ont été libérés à travers le pays, dans une série d'évasions de masse.

Présent rapport de la prison d'Abou Zaabal, dans la banlieue du Caire.




Égypte - Libération de prisonniers politiques...



(censurée)


Vidéo envoyée le 6 / 02 / 2011

Remise de la vidéo le 06/02/2016



samedi 5 février 2011

Égypte : une armée formée et équipée par le Pentagone...



La mise en image de la situation actuelle en Egypte par les médias atlantistes assimile l’insurrection populaire à une guerre civile et érige l’armée en arbitre. C’est évidemment faux. Le régime du président Hosni Moubarak et son armée sont les produits de la politique des Etats-Unis dans la région et de leur soutien inconditionnel à Israël.

par Manlio Dinucci*


La tribune des officiers supérieurs lors des exercices Bright Star 05/06 à Moubarak Military City. L’armée égyptienne est formée et équipée par les Etats-Unis pour mettre en oeuvre la paix séparée israélo-égyptienne.


L’image des chars d’assaut qui surveillent les centres névralgiques du Caire, entourés par la marée de manifestants, est emblématique. Ce sont des M1A1 Abrams, les terribles tanks états-uniens de dernière génération, qui sont fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de coproduction. Ils symbolisent à quel point les Etats-Unis se sont engagés dans la construction des forces armées égyptiennes et l’ampleur de la confiance qu’ils ont accordée au régime de Moubarak. En trente ans, Washington lui a fourni des aides militaires pour une valeur d’environ 60 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, à quoi se sont ajoutés d’autres financements secrets.

Actuellement le régime de Moubarak reçoit des USA environ 2 milliards de dollars annuels, se plaçant ainsi parmi les principaux bénéficiaires après Israël. La majeure partie de cette somme est dépensée dans l’achat d’armes états-uniennes. Comme leur valeur dépasse la disponibilité financière du gouvernement égyptien, celui-ci a accumulé une dette envers les Etats-Unis. Mais Washington a été généreux : en 1990, pour récompenser l’Egypte de sa participation à l’imminente guerre contre l’Irak, il lui a accordé une remise de dette militaire de 7 milliards de dollars. Dix ans après, il lui a concédé un crédit extraordinaire de 3,2 milliards de dollars pour la modernisation des forces armées : celles-ci ont ainsi pu acquérir 24 chasseurs-bombardiers F-16 de dernière génération, 3 batteries de missiles Patriot et d’autres systèmes d’armes avancés. Le Pentagone a en outre fourni aux forces armées égyptiennes des armes qu’il a en excédent, ou qui sont remplacées par d’autres de nouvelle génération, pour une valeur annuelle de centaines de millions de dollars. En même temps il a entraîné des officiers et des soldats égyptiens, surtout des forces spéciales, en organisant tous les deux ans l’opération Bright Star, une grande manœuvre qui se déroule en Egypte avec la participation d’environ 25 000 militaires états-uniens.

De façon significative, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte de Moubarak n’entre pas dans le Commandement Afrique (AfriCom), mais a été détaché du continent pour être annexé au Commandement Central (CentCom), dont l’aire de responsabilité couvre le Proche-Orient pétrolier. L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Proche-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer les envois illicites d’armes aux extrémistes à Gaza, et pour empêcher que l’instabilité de Gaza ne se propage en Egypte et au-delà ». Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».

L’US Army a formé les militaires égyptiens aux combats de rue (ici lors des exercices à Mubarak Military City). Le soutien stratégique de l’Egypte à Israël interdit toute forme de démocratie dans un pays où la population est majoritairement opposée au projet sioniste. Il exige l’organisation par les Etats-Unis d’une dictature militaire. 



Dans ce tableau, le thème de la dernière manœuvre Bright Star est significatif : « Des opérations militaires en terrain urbain ». Dans la manœuvre, conduite en octobre 2009 sous la direction du Pentagone et avec la participation de forces spéciales états-uniennes, des forces égyptiennes ont été entraînées à combattre une guerre non pas dans le désert mais à l’intérieur d’une grande métropole. La Bright Star s’est déroulée dans la Moubarak Military City, le camp militaire construit exprès pour cette manœuvre, à quoi on a donné évidemment le nom du dictateur.

Tout est prévu, donc, pour affronter la « menace extrémiste intérieure ». Sauf le fait que celle-ci a pris les dimensions d’une insurrection populaire. Sauf le fait qu’on ne sait pas comment vont se comporter ces militaires, en grande partie conscrits, qui à bord des chars d’assaut états-uniens made in Egypt, devraient assurer que l’Egypte, une fois Moubarak déchu, reste dans la sphère d’influence états-unienne.



Manlio Dinucci Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.),
Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita,
DeriveApprodi (2005).




vendredi 4 février 2011

Éspion israélien arrêté lors des protestations en Egypte...



(censurée)

Un membre de Israeli General Staff Reconnaissance Unit, Sayeret Matkal, a été arrêté en Égypte au milieu des massives protestations anti-gouvernementales....

Remise de la vidéo le 07/02/2016:




Une autre vidéo relative à cette information: 




jeudi 3 février 2011

Prisonnier payé 5 000 livres pour semer chaos dans manifestations au Caire


J’ai été payé 5 000 livres pour semer le chaos dans les manifestations du Caire...

Selon la personne qui a filmé cette vidéo, cet homme était du coté des partisans de Moubarak pendant les affrontements qui ont eu lieu hier au centre du Caire. Arrêté par des manifestants d’opposition hier soir, il a avoué devant sa caméra qu’il avait été payé par les autorités pour s’attaquer au cortège et crier "Vive Moubarak".


De observers.france24.com/fr/, source +: ICI


(censurée)


Vidéo remise le 07/02/2016:



Voici une autre vidéo d'affrontements entre pro et anti-Moubarak. Un des manifestants égyptiens déclare qu'ils ne sont même pas égyptiens.. et qu'ils ont été payés... 

 








Manifestants égyptiens écrasés par des voyous du système...




Les gens scandaient "Selmeya, Selmeya" = "pacifiques, pacifiques" et "Yasqot Yasqot Hosni Moubarak" = "à bas, à bas Hosni Moubarak" et Down Down Hosni Moubarak" = "dehors, dehors Hosni Moubarak ... et puis, cela arrive!


Manifestants égyptiens écrasés par des voyous du système...
envoyé par daily-censorship-.



Remise de la vidéo le 07/02/2016:





Les hommes de Moubarak lancent la contre-attaque...




«Nous avons arrêté 50 à 100 baltaguis et nous les avons remis aux soldats, explique un activiste. Ils ont dit qu’on leur avait donné 100 livres égyptiennes et un repas pour attaquer les manifestants. »


«La voilà, la démocratie de Moubarak!» Mohamed Magdi, un médecin volontaire de 25 ans, sort de la petite mosquée hors de lui. Le lieu, situé juste derrière la place Tahrir, a été transformé en centre de premiers soins. Une centaine de blessés sont allongés sur le sol, beaucoup sont grièvement touchés à la tête. Certains sont complètement inconscients. «Il y a maintenant plus de blessés que de médecins à l’intérieur», poursuit Mohamed Magdi. Dans les petites rues autour de la mosquée, des médecins recousent à la hâte des plaies au menton ou sur le crâne. Les blessés, portés par d’autres manifestants, continuent d’affluer dans la panique. Dans un coin, un homme pleure, traumatisé par ce qu’il voit. 

«Le traître sacrifie son peuple» 

En début d’après-midi, hier, des cortèges pro-Moubarak ont marché vers la place Tahrir. Un défilé venant de la rue du Musée du Caire, composé de près d’un millier de personnes brandissant des drapeaux égyptiens et des portraits de Moubarak, s’est retrouvé face aux manifestants antirégime. Après une demi-heure, des pierres ont commencé à pleuvoir sur les partisans de l’opposition. «Ce sont des vieilles techniques: ces gens sont des fonctionnaires payés par le gouvernement. » Islam, un étudiant de l’Université américaine du Caire, regarde arriver le cortège avec anxiété. «Parmi eux, il y a beaucoup de policiers en civil, et desbaltaguis, ces criminels engagés par la police pour attaquer les gens. »

Sur la place, les manifestants continuent à chanter des slogans pour exiger le départ de Moubarak. Mais la confusion s’installe rapidement: des hommes soupçonnés d’être desbaltaguissont pris à partie par la foule. «Leur but est de provoquer des affrontements, pour pouvoir dire que nous sommes des terroristes, alors que ce sont eux les terroristes!»

Gihane, une militante active depuis le 25 janvier dans l’organisation des manifestations, explose de rage. «Lorsque j’ai écouté le discours de Moubarak mardi soir, je me suis dit qu’il voulait que le calme et la sécurité reviennent, même si j’étais en colère qu’il n’annonce pas son départ, explique Nayera, 24 ans. Mais quand je vois ce qu’il se passe maintenant, je réalise que Moubarak est un traître, un menteur. Il veut que les Egyptiens se battent entre eux. Il sacrifie son peuple pour garder le pouvoir». 

«Nous avons arrêté 50 à 100baltaguiset nous les avons remis aux soldats, explique un activiste. Ils ont dit qu’on leur avait donné 100 livres égyptiennes et un repas pour attaquer les manifestants. »

Hier soir, les violences ont encore redoublé. Dans la rue menant à la place Tahrir, on pouvait voir des hommes armés de couteaux et de machettes, tandis que des tirs d’armes à feu retentissaient. Vers 23 heures, on dénombrait au moins trois mort et plus de 600 blessés et les affrontements se poursuivaient. Malgré le lourd bilan, l’opposition maintenait son appel à manifester à nouveau massivement vendredi. De son côté, Mohamed ElBaradei a répété qu’Hosni Moubarak devait quitter le pouvoir immédiatement et a qualifié les violences d’hier de «crimes de guerre».


Source sur  http://archives.tdg.ch/TG/TG/ ICI
Article - 02/02/2011





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Beaucoup de liens et de vidéos ont été censurés, ce site sera bientôt remis à jour. Merci