vendredi 11 mars 2011

Libye : Mais pour qui se prend Sarko ?




Sarko perd la tête, ou ce qui lui en restait. Voilà la France, un Etat, qui reconnait un groupe politique comme « représentant légitime » du peuple libyen, dans la foulée annonce l’envoi d’un ambassadeur auprès de ce « gouvernement » et s’engage pour des frappes aériennes ! Cette fois-ci, pas de doute, c’est lui qui est frappé !
 
Le peuple libyen subit le feu d’un dictateur, après avoir subi son impitoyable répression. Un dictateur que Sarko connait bien, car il l’avait reçu avec tous les honneurs à l’Elysée en décembre 2007, en lui décernant son diplôme de respectabilité, puis en dopant la coopération.
Les vieilles armes de Kadhafi utilisées contre son peuple, armé de bric et de broc, font des dégâts : c’est une guerre, et cette guerre est un crime de guerre comme chaque fois que l’on utilise la force armée contre des civils. Si ça ne vous dit rien, j’ai quelques exemples pour vous rafraichir la mémoire, certains pas si anciens.
Dans ces journées terribles, il est indispensable de rencontrer ceux qui essaient de structurer une opposition. Un pays en feu, des communications explosées, la plus grande ville restée aux mains du pouvoir, une absence totale de vie politique antérieure… on ne peut que saluer l’effort des opposants pour s’organiser, et les soutenir en fonction des informations que l’on reçoit. Mais un Etat reconnaît un Etat, et la reconnaissance d’un « conseil des rebelles » par un Etat est une ineptie.
Manifestement interloquée par ces annonces, le porte-parole de Miss Ashton répond : « Pour l'instant, nous sommes en train de parler avec tout le monde, tous les partis de l'opposition. Il faut bien sûr savoir aussi avec qui on parle ». Catherine Ashton avait rencontré mercredi deux émissaires du CNT au Parlement européen à Strasbourg, mais elle avait refusé de soutenir la demande du CNT d'être reconnu comme étant la seule autorité légitime en Libye. Sarko a foncé, sans même en parler à son ministre des affaires étrangères, et avec un entretien tenu en présence de BHL.
Et les frappes aériennes ? Seul le Conseil de Sécurité peut décider. La France ou l’OTAN n’ont aucun droit, aucun. Et politiquement comment parler d’une opération occidentale ? Un nouvel Irak ? L’Afghanistan ne suffit pas ?
La France, l’un des meilleurs soutiens de Kadhafi, se déchaîne en parole pour faire oublier son aveuglement et son implication dans la répression, tout en lorgnant avec cupidité sur le contrôle du pétrole.
On croit rêver. A ce stade il n’y a plus d’Etat, mais seulement un clan en perdition qui tente des coups...


Source: lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/ ICI





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