dimanche 13 février 2011

Les Egyptiens Ont - Ils Crié Victoire Trop Vite ? L’Egypte Risque De S’Enfoncer Dans Une Dictature Militaire A la Pakistanaise

 

 

Moubarak est parti Sheikh Al Tortionnaire, Souleiman, et la Dictature Militaire de Tantawi inféodé à Washington /Tel Aviv contre attaquent aidé par une cohorte de communicants/propagandistes. Les militants eux jurent de continuer à manifester. 

 

Source www.planetenonviolence.org/ ICI

Trahissant la nation égyptienne pour préserver ses privilèges l’armée félonne dirigée par le Conseil Supérieur Militaire avec à sa tête Tantawi proche du Pentagone a activé le Plan B de contre insurrection n’ayant aucune intention de transférer le pouvoir politique aux civils. Si le peuple égyptien se laisse manipuler la répression sera d’autant plus féroce que cette dictature militaire aux abois est soutenue et armée par Washington/Tel Aviv et leurs cohortes de communicants.

La campagne de désinformation bat son plein dans les pays occidentaux où on voudrait faire croire à l’opinion publique que le départ de Moubarak a mis fin aux manifestations du peuple égyptien et qu’une « transition pacifique vers un régime démocratique » est en marche.

C’est de la désinformation pure concoctée par toute une horde de communicants au service de la dictature militaire égyptienne corrompue et félonne aidée en cela par ses donneurs d’ordre de Washington/Tel Aviv et leurs laquais européens.

Le peuple égyptien a fêté la chute de la dictature Moubarak trop vite

Moubarak est retourné là où il séjourne la plupart du temps depuis ces 5 dernières années dans sa résidence de Sharm El Sheikh. L’homme qui a gouverné l’Egypte en coulisse pendant toute cette période c’est celui que Moubarak a récemment nommé vice président pour formaliser un état de fait, Sheikh al Tortionnaire comme il est appelé en Egypte, Omar Souleiman, l’homme de paille de la CIA/Mossad.

Mais Souleiman - qui a récemment déclaré que le peuple égyptien n’était pas mûr pour la démocratie - n’est pas particulièrement apprécié des Egyptiens qui connaissent son rôle crucial dans le système tortionnaire de la dictature Moubarak. Ce dernier avant de s’éclipser du devant de la scène politique nationale et internationale a donc pris soin de transférer le pouvoir à l’armée plus précisément au Conseil Supérieur Militaire. Dans ce Conseil siège outre Sheihk al Tortionnaire, Souleiman, des officiers de l’armée à la retraite tous triés sur le volet par Moubarak après accord de la CIA.

Ce Conseil Supérieur Militaire est dirigé par Mohamed Hussein Tantawi devenu ministre de la défense puis commandant en chef des forces armées égyptiennes en 1991. Il a été promu au rang de vice premier ministre lors des récentes manifestations mais a conservé son poste de ministre de la défense.

Si le « coup » - comme le qualifie le très bien informé New York Times réussit - Tantawi pourrait se retrouver président de l’Egypte.

Tantawi est proche de Robert Gates le ministre de la défense US. Si proche que depuis le début des manifestations Tantawi s’est entretenu 5 fois directement avec Gates la dernière fois n’étant autre que jeudi soir. Le Pentagone n’a rien voulu dévoilé de ces discussions entre les deux hommes. L’armée égyptienne est liée au Pentagone par une aide militaire qui se chiffre à 1 milliard de $ par an soit l’aide la plus importante après celle accordée au régime sioniste. Gates a félicité l’armée égyptienne pour son rôle stabilisateur pendant les manifestations affirmant que celle-ci avait «apporté sa contribution à l’évolution de la démocratie ». Mais dans le privé les responsables militaires US qualifient Tantawi de quelqu’un qui est « récalcitrant au changement » et peu enclin à soutenir la « lutte contre le terrorisme » le nouveau cri de guerre et de ralliement des administrations américaines.

Tantawi 75 ans militaire de carrière a participé à trois guerres contre Israël celle de 1956 et celles de 1967 et 1973 et serait selon les Américains prêt à préserver la paix avec Israël. D’ailleurs à peine le pouvoir politique transféré à ce Conseil Supérieur Militaire sous direction Tantawi ce dernier dans un communiqué s’est empressé de dire que les accords internationaux seraient respectés au grand soulagement d’Israël qui s’est dit publiquement rassuré.

Mais la « résistance au changement » d’après Washington est surtout liée au fait que Tantawi et sa cohorte de cronies défendent d’abord et avant tout leurs intérêts personnels depuis les accords de Camp David entre Israël et l’Egypte et ce depuis 30ans. Tantawi s’oppose à des réformes économiques et politiques qui iraient à l’encontre de la main mise du pouvoir central militaire sur les richesses du pays.

Placer sous la direction de Tantawi la « transition démocratique » en Egypte n’est donc qu’une simple manœuvre pour briser la Révolution avant la phase finale du « coup » : Tantawi président, Washington s’en accommodant pour préserver ses intérêts au Moyen Orient et assurer la sécurité d’Israël.

Des opposants toujours résolus à manifester pour obtenir gain de cause

Bien qu’ayant annoncé son intention de transférer le pouvoir politique aux civils l’armée est restée très vague sur la feuille de route permettant ce transfert. En fait l’armée dirigée par Tantawi - sous prétexte de concrétiser cette transition - a l’intention de dissoudre le cabinet ministériel et les deux chambres du Parlement égyptien et s’octroyer tous les pouvoirs.

Les opposants à la dictature Moubarak Souleiman Tantawi ont demandé la libération des prisonniers politiques ainsi que la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 30 ans. Ils ont affirmé que les manifestations continueront jusqu’à ce que l’armée cède le pouvoir à un gouvernement dirigé par des civils. Le parti politique d’opposition le plus important des Frères Musulmans a lui aussi appuyé cette demande qu’un gouvernement civil dirige le pays jusqu’à l’organisation d’élections libres non truquées et la rédaction d’une Constitution garantissant la liberté et les droits de l’homme. Le mouvement des Jeunes du 6 Avril a également réclamé la formation d’un conseil présidentiel dirigé par des civils pour gouverner le pays pendant la période de transition.

Si les Egyptiens ont réussi à faire partir Moubarak… jusqu’à Sharm El Sheikh où il pourra couler des jours paisibles dans le luxe de milliards accumulés en 30 ans de dictature sans être inquiété pour tous les crimes commis contre son propre peuple et le peuple palestinien de Gaza dont il a soutenu activement le siège illégal - ils n’ont pour le moment pas réussi à faire tomber le système militaire dictatorial.

Le Départ de Moubarak doit donc être vu comme le début d’un long processus de libération et non sa fin. Les Egyptiens doivent s’assurer qu’ils vont rapidement bénéficier d’une direction politique civile et non militaire comme c’est actuellement le cas sous peine de voir l’Egypte se « Pakistaniser » avec une dictature militaire financée et servant des intérêts étrangers au détriment des intérêts nationaux et régionaux car l’Egypte est également un poids lourd dans la politique régionale et dans celle du Monde Arabe dont elle avait été sous Nasser le digne porte drapeau. 



Source www.planetenonviolence.org/ ICI



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