mercredi 3 novembre 2010

Non, la crise n’est pas une catastrophe naturelle




« C’est la faute à la crise, c’est la faute à la crise… » non mais ça suffit à la fin ! Cette crise, qui paraît-il a fait perdre 30 millions d’emplois dans le monde (selon le FMI), n’est quand même pas arrivée toute seule !

Ces derniers temps, il est de bon ton de faire comme si cette crise était le fruit du hasard, ou de la fatalité, sans qu’on y puisse rien faire d’autre que de la maudire. Pourtant, si mes souvenirs sont exacts, elle a une cause, et surtout des effets. Et pas seulement pour trente millions d’individus, mais pour la planète entière. Car si aujourd’hui l’Europe se prépare au pire, les autres ailleurs font tout au moins aussi bien. Ce n’est pas seulement aux retraites qu’ils s’attaquent aujourd’hui, mais au système capitaliste tout entier, à travers de nouvelles alliances stratégiques et une nouvelle politique économique.

Mais que les opposants au capitalisme ne se réjouissent pas trop vite, car cette nouvelle politique commence à ressembler dangereusement à ce que de nombreux commentateurs avaient prédit depuis maintenant dix ans, à l’occasion des attentats du 11 septembre : la mise en place d’un nouvel ordre mondial, avec comme corollaire la mise au pas des peuples dominés par cette nouvelle gouvernance.

Il serait d’ailleurs intéressant d’étudier la manière dont se sont déroulés les évènements à l’occasion de cette crise, et de voir si tout cela n’aurait pas pu être organisé en haut lieu, afin de permettre les conséquences de la crise : mise sous dépendance, contrôle et surveillance de tous les individus inféodés au pouvoir actuel. Car en définitive, ici comme pour le 11 septembre, il faut se demander « à qui profite le crime ? ». Toutes les réformes conduites depuis quelques mois vont à l’encontre du simple bon sens économique (même quand on réfléchit « capitaliste »), et tous les analystes savent qu’on va droit dans le mur…

Mais si on considère cette aberration d’un autre point de vue, c’est à dire de celui de la mise en place d’un gouvernement ouvertement autoritaire, alors on comprend que le but n’est pas de faire sortir de la crise, mais d’y enfoncer les peuples, dont on ne contrôle les agissements que par la force et la misère. Ceci considéré, il devient alors plus facile d’exiger de lui à peu près n’importe quoi, et de le faire avaler dans l’urgence de sa situation toute promesse qu’on lui ferait pour améliorer son ordinaire.

Peu à peu se construit donc tout une sorte de programme de prise du pouvoir par l’alliance du politique et du financier, le premier corrompu par le second. Et si on replonge dans le passé, on peut tout à fait faire le lien entre le onze septembre permettant de mettre les gens sous tension, pour ensuite les appauvrir avec la crise, et enfin leur faire accepter l’idée qu’ils doivent être protégés économiquement et physiquement par l’Etat. Sans effusion de sang, ils seront ainsi capables de mettre en place une sorte de dictature douce, entre « le meilleur des mondes » et « 1984 ».

ils pourront donc ainsi répondre à la question qui les inquiète depuis si longtemps, et échapper à la décroissance dont ils redoutent l’inéluctabilité : les ressources de cette planète ne sont pas illimitées, et elle ne peut donc pas accueillir un nombre infini d’êtres humains. Quand on oppose l’idéologie néo-libérale et celle des “décroissants”, on voit que les uns sont partisans d’un contrôle strict des naissances, tandis que les autres sont pour une restriction de la consommation pour pouvoir satisfaire plus de monde. Et comme bien sûr ceux qui dirigent l’économie et la politique sont en même temps ceux qui profitent le plus du système actuel, on explique ainsi rapidement le plan «  Rockfeller-Monsanto- Bill Gates  », qui viennent paraît il d’acheter ensemble les fameux “blacks-waters” (armée privée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes).

En définitive, si avec le 11 septembre ont pu se mettre en place les bases d’un système de gouvernance mondiale chapeautée par les Etats-Unis, avec la crise ils seront désormais capables de faire accepter un nouvel ordre économique mondial basé sur l’inégalité et l’injustice, destiné à permettre la perpétuation de leur domination sur le monde, que ce soit par la guerre, la faim ou la misère, l’oppression mentale ou physique, et l’instauration d’une dictature omnisciente et omnipotente….

et on dit “merci qui” ? Merci la crise !



De Caleb Irri



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